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« Au fond, on ne guérit jamais d'une pareille absurdité... »

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ToxicB0X

Description :

« À première vue, on ne voit rien. Un regard un peu perdu, peut-être, mais sinon tout semble normal. C'est là le piège. Au fond d'eux il y a un trou. Pas un de ces petits trous dans la terre, après une goutte de pluie un peu forte. Non, un trou sans fond. Un trou où lorsque l'on fait tomber un caillou, l'écho ne se fait jamais entendre. C'est ça la souffrance. Celle que j'ai rencontrée tout au long de ma courte vie. Celle que j'ai aussi détectée chez des gens que j'ai croisés. Les cris d'angoisse la nuit, les hurlements de désespoir, l'absence de point d'attache. La souffrance forme comme une carapace vaporeuse mais incassable. Il n'y a ni fente, ni interstice pour que l'on puisse atteindre la personne située en dessous. »


[ce sera l'incompréhension totale tout au long de ce blog]





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  • Repousser les limites des lignes de ta main. Surfer les océans sans toucher le fond. Au feu les idéaux. A bout de souffle. Atteindre les sommets. Oh non ce n'est plus pour moi. A bout de souffle. *inconscient*.  Sans doute tu le seras encore.
  • Du vide du vide du vide du vide du vide du vide du vide !!!
  • Décidément.
  • Good time.

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Repousser les limites des lignes de ta main. Surfer les océans sans toucher le fond. Au feu les idéaux. A bout de souffle. Atteindre les sommets. Oh non ce n'est plus pour moi. A bout de souffle. *inconscient*. Sans doute tu le seras encore.

Cette éternelle solitude... Mais que cherches-tu? Les mots ne sortent plus, pas vrai? Aurais-tu des difficultés à décrire ce que tu ressens? Oui c'est cela... Mais cesse donc de chercher ces mots! Tu t'y perds. Je voudrais me débarrasser de mes craintes. Dans ces moments là, le désespoir revient toujours au galop... Ne pense plus. Ferme les yeux et évade-toi. Loin. Toujours ce « loin »...

Et cette impression de n'avoir plus rien...

Bordel c'est quoi mon problème?!
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#Posté le samedi 27 juin 2009 13:38

Modifié le samedi 27 juin 2009 14:03

Du vide du vide du vide du vide du vide du vide du vide !!!

C'est ici que commence la réflexion.
Arrivée à ce point. Le point de départ. Le point où il est question de se prendre en main. Seulement, comment y parvenir ? Je ne trouve plus de satisfaction à ma vie, je ne parviens pas à voir ce qui est nécessaire, important. Je perds ce que j'obtiens de bien en un clin d'½il. Les larmes hésitent à couler le long de ma joue. Déçue par moi-même, comme toujours. Cette impression de tout perdre, de perdre l'unique raison qui me raccrochais à ce monde. Que penser de ces mots ? Même sans sentiments, il peut y avoir tellement de chose. Alors oui, les « sentiments », c'est quoi ? Ce n'est rien de plus qu'un immense mur où l'on peut se cacher derrière. C'est tellement simple de déverser sa haine (c'est d'ailleurs ce que les humains parviennent à faire de mieux). Mais je n'ai pas cherché à éviter les épisodes tragiques. Le manque de moyens, de forces. La vie est faite pour évoluer, pour prendre conscience de certaines choses, je crois qu'elle ne se décide pas à le faire pour moi. Attendre, voilà le seul mot qui me vient en tête. Mais attendre combien de temps ? Les jambes croisées, les coudes sur la table, les mains qui tremblent, le regard fuyant. Le point de départ. Tout ça me passe au dessus, la page est tournée et le gouffre s'efface. Chacun de notre côté, on redémarre, parce que la vie c'est ca aussi. Face au temps on n'est rien. Face aux démons du passé, on n'est rien non plus. On s'incline... Les souffrances enfouies sont plus fortes, elles agissent sur moi comme une décharge électrique. Le choc passe, je refuse de me laisser emporter par les regrets et la culpabilité. Qu'il en soit ainsi.
Et la réflexion se termine.
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#Posté le mardi 02 juin 2009 11:10

Modifié le samedi 27 juin 2009 07:29

Décidément.

Et elle pensa de nouveau... Cette élévation spirituelle qu'elle avait ressentit tantôt lui paraissait tellement belle. Quelle vision utopique ! Petite fille coincée entre tes illusions, réveille-toi, laisse tes démons de côté. Laisse-toi guider et retrouve cette sensation de bien-être. C'est pour ta survie petite fille. Aurais-tu oubliée que la vie, ce n'est pas ça ? Aurais-tu oubliée l'allégresse que tu prônes depuis que tu t'es trouvée ?
Non. Tu t'es peut-être perdu? Dans ce cas là tu n'es pas la seule.
Tu ferais mieux d'arrêter. Tu perds le Nord.
[La boussole est juste là]
on se retrouve au point de départ...
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#Posté le lundi 04 mai 2009 11:15

Modifié le samedi 27 juin 2009 07:30

Good time.

Il y a cet endroit encore inconnu à mon âme, qui m'attire, qui me pousse vers de nouvelles aspirations. Cet endroit serait là où l'horizon transporterait tous nos sens vers un autre monde, vers une toute autre sensation. Celle de la sérénité totale. Mon âme rêve de voyage, ma tête aussi. Cette envie continuelle de vouloir échapper à un monde rempli de fausses notes, à un monde qui étouffe chacun de nous dans le même moule, à un monde qui nous pousse à espérer pour parvenir à vivre. Derrière ma mélancolie se cache tellement de rêves, tellement d'envies qui ne dépasseront pas le stade d'espérance. C'est dur d'évoluer dans cet environnement quand on est persuadé qu'on y restera pour la plupart du temps enfermé...
Le doux parfum de la liberté, une petite brise, un ciel coloré de roses ou bien de bleus, les tièdes nuits d'été, un ciel parsemé d'étoiles, l'esprit qui se retrouve vidé de toutes questions. Dans une parfaite harmonie, les sens qui se mélangent. C'est de ça dont j'ai envie. Alors viens, on s'en va. On quitte ces avenirs clichés, dictés, calculés, tracés et on construit le notre.
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#Posté le mardi 28 avril 2009 10:32

Modifié le vendredi 01 mai 2009 13:19

Please, tell me what I want to hear...

.
Je voyageais. Le paysage au milieu duquel j'étais placé était d'une grandeur et d'une noblesse irrésistible. Il en passa sans doute en ce moment quelque chose dans mon âme. Mes pensées voltigeaient avec une légèreté égale à celle de l'atmosphère; les passions vulgaires, telles que la haine et l'amour profane, m'apparaissaient maintenant aussi éloignées que les nuées qui défilaient au fond des abîmes sous mes pieds; mon âme me semblait aussi vaste et aussi pure que la coupole du ciel dont j'étais enveloppé; le souvenir des choses terrestres n'arrivait à mon coeur qu'affaibli et diminué, comme le son de la clochette des bestiaux imperceptibles qui paissaient loin, bien loin, sur le versant d'une autre montagne. Sur le petit lac immobile, noir de son immense profondeur, passait quelquefois l'ombre d'un nuage, comme le reflet du manteau d'un géant aérien volant à travers le ciel. Et je me souviens que cette sensation solennelle et rare, causée par un grand mouvement parfaitement silencieux, me remplissait d'une joie mêlée de peur. Bref, je me sentais, grâce à l'enthousiasmante beauté dont j'étais environné, en parfaite paix avec moi-même et avec l'univers; je crois même que, dans ma parfaite béatitude et dans mon total oubli de tout le mal terrestre, j'en étais venu à ne plus trouver si ridicules les journaux qui prétendent que l'homme est né bon; - quand la matière incurable renouvelant ses exigences, je songeai à réparer la fatigue et à soulager l'appétit causés par une si longue ascension. Je tirai de ma poche un gros morceau de pain, une tasse de cuir et un flacon d'un certain élixir que les pharmaciens vendaient dans ce temps-là aux touristes pour le mêler dans l'occasion avec de l'eau de neige.
Je découpais tranquillement mon pain, quand un bruit très léger me fit lever les yeux. Devant moi se tenait un petit être déguenillé, noir, ébouriffé, dont les yeux creux, farouches et comme suppliants, dévoraient le morceau de pain. Et je l'entendis soupirer, d'une voix basse et rauque, le mot: gâteau! Je ne pus m'empêcher de rire en entendant l'appellation dont il voulait bien honorer mon pain presque blanc, et j'en coupai pour lui une belle tranche que je lui offris. Lentement il se rapprocha, ne quittant pas des yeux l'objet de sa convoitise; puis, happant le morceau avec sa main, se recula vivement, comme s'il eût craint que mon offre ne fût pas sincère ou que je m'en repentisse déjà.
Mais au même instant il fut culbuté par un autre petit sauvage, sorti je ne sais d'où, et si parfaitement semblable au premier qu'on aurait pu le prendre pour son frère jumeau. Ensemble ils roulèrent sur le sol, se disputant la précieuse proie, aucun n'en voulant sans doute sacrifier la moitié pour son frère. Le premier, exaspéré, empoigna le second par les cheveux; celui-ci lui saisit l'oreille avec les dents, et en cracha un petit morceau sanglant avec un superbe juron patois. Le légitime propriétaire du gâteau essaya d'enfoncer ses petites griffes dans les yeux de l'usurpateur; à son tour celui-ci appliqua toutes ses forces à étrangler son adversaire d'une main, pendant que de l'autre il tâchait de glisser dans sa poche le prix du combat. Mais, ravivé par le désespoir, le vaincu se redressa et fit rouler le vainqueur par terre d'un coup de tête dans l'estomac. A quoi bon décrire une lutte hideuse qui dura en vérité plus longtemps que leurs forces enfantines ne semblaient le promettre? Le gâteau voyageait de main en main et changeait de poche à chaque instant; mais, hélas! il changeait aussi de volume; et lorsque enfin, exténués, haletants, sanglants, ils s'arrêtèrent par impossibilité de continuer, il n'y avait plus, à vrai dire, aucun sujet de bataille; le morceau de pain avait disparu, et il était éparpillé en miettes semblables aux grains de sable auxquels il était mêlé.
Ce spectacle m'avait embrumé le paysage, et la joie calme où s'ébaudissait mon âme avant d'avoir vu ces petits hommes avait totalement disparu; j'en restai triste assez longtemps, me répétant sans cesse: "Il y a donc un pays superbe où le pain s'appelle du gâteau, friandise si rare qu'elle suffit pour engendrer une guerre parfaitement fratricide!"
Baudelaire.
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#Posté le dimanche 01 mars 2009 11:54

Modifié le jeudi 17 septembre 2009 10:55

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